The Rolling Notes

Point de vue marketing : Pourquoi le festival d’Essaouira est-il une réussite ?

Cette année, j’ai finalement pris l’autocar depuis la gare routière Oulad Ziane pour aller à Essaouira, puisque j’avais mon départ confortable avec  le transporteur initialement prévu. Une atmosphère hippie régnait dans le car, une brume de joints, des amoureux qui « s’aiment », puis ce jeune bachelier qui vient de finir le jour même et qui est venu directement depuis la salle d’examen… tout cela m’a poussé à réfléchir et à me demander pourquoi tout le monde voyage et se tape toute cette route pour assister à ce festival ? Qu’y a-t-il d’aussi différent pour que les gens viennent de partout du Maroc pour assister à ce festival ? Et surtout pourquoi c’est un excellent festival ?  Et puisque la route était longue et des relations d’amitiés ont commencé à se nouer entre nous les voyageurs… j’ai fini par sortir mon carnet de notes et j’ai commencé à brainstormer avec moi-même et les autres autour de cette problématique, et voici quelques raisons que j’ai collecté :

#1. Essaouira is not just a land it’s a brand

Vue dernièrement sur la fameuse série Games of thrones et nommé Astaport dans le show, ce n’est qu’une autre fois parmi tant d’autres où la ville a été choisie pour abriter quelque chose de grand comme ça, c’est la ville où Jimmy Hendrix a passé du temps, du coup il a fait d’elle un temple où les hippies, les amateurs de bonne musique et autres originaux y font pèlerinage. Essaouira ou Mogador n’est pas une ville inconnue chez les occidentaux. C’est même un point de passage important. Pour les marocains, la ville est synonyme de la musique gnaoui, de la liberté et de beaucoup de valeurs, d’où le sens de la fraternité qui règne souvent quand on prend la route. Les inconnus deviennent rapidement des amis. Et c’est aussi le cas dans les rues où l’on voit les jeunes en train de faire la fête tous ensemble, même s’ils se connaissent pas.

#2. Contenu unique : ce qui se fait dans le festival reste dans le festival

Non, vous n’allez pas trouver Marcus Miller en train de faire sa magie avec un Maalem gnaoui du calibre de Baqbou dans un autre festival. Et même si cela doit arriver, ce n’est pas la même magie. Et oui, c’est l’atmosphère encore une fois, ce contenu unique qui fait de ce festival un festival unique, un festival qui fait référence, malgré le fait qu’il est très difficile de mélanger certain genres musicaux … mais ça arrive quand même dans ce festival… ce qui crée un vrai buzz.

#3. Les coûts pour les visiteurs sont très faibles

Le festival est gratuit, à part les soirées privées qui se font dans des lieux particuliers. Les grands show du festival sont quant à eux tous gratuits. On m’avait expliqué que parmi les objectifs de ce festival c’est la démocratisation de la musique même si personnellement je n’aime pas cette argument puisqu’il est très réchauffé.

#4. La valeur ajoutée du festival pour la ville

On ne va pas se mentir et dire que la ville d’Essaouira est toujours bondée de touristes comme pendant la période du festival. L’événement attire beaucoup de touristes et ainsi il créé une grande valeur ajoutée pour la ville. C’est ça la valeur ajoutée que doit avoir un festival : c’est de faire la promotion d’un lieu, d’une culture. De plus, parmi les nombreux festivals qui s’organisent dans le pays, rares sont ceux qui ont vraiment une valeur ajoutée économique pour les habitants des villes où se tiennent ces festivals. Comparés aux budgets investis, les festivals sont généralement de très bons leviers économiques. Il y a ceux qui sont des leviers économiques pour toute une région et ceux qui sont des leviers économiques pour une minorité seulement. Ce festival à mon humble avis profite bien aux deux, puisque la ville se trouve en boom économique. Et c’est principalement grâce à ce festival que la ville connait une excellente promotion.

 

Mohamed Rahmo

Mohamed Rahmo est un marketeur de profession, un communiquant de formation, un amoureux de la culture et de l’art et qui trouve qu’il y a toujours des possibilités infinies dans le monde digital. Voilà pourquoi il s’investit régulièrement dans des démarches expérimentales mais toujours actionnistes. Après des recherches sur le Social Medias et sur la Gamification, il s’intéresse aujourd’hui de plus en plus à l’Internet Of Things, fasciné par la tendance mondiale du Making et du Coding. Féru de gaming, d’art et de culture en général, Mohamed Rahmo croit fermement que l’industrie créative peut sauver le Maroc.

Commentaires

  1. on dit pas J’ai Pris le Car Car le Car c’est en Anglais et non pas en français J’ai pris L’autobus sa sera de la bonne langue 😉 Bien écrit comme même Bravo

  2. sympathique,chaleureux,donne envie d’aller visiter Essaouira
    car,bus,…ce n’est pas important l’essentiel c’est que l’article se laisse lire et donne envie de voyager
    par contre pour M « erreur de style » un bon passage par google correction ne lui fera pas de mal;)
    bonne continuation

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