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Ce que les startups doivent apprendre de l’expérience Tinder

Il très facile d’ouvrir une discussion sans fin si on commence à parler du fait que l’on soit d’accord ou pas avec le service proposé par Tinder, mais cet article ne traite pas de la chose. Il traite des learnings en terme d’expérience utilisateur et surtout d’expérience marketing qu’on peut déduire en observant cette application qui vient de répondre sur la question fatale que tout le monde se poser : comment Tinder sera monétisé ?

La startup vient de lancer tout simplement et comme on prévoyait en première réponse a cette question : le service Tinder plus, un service qui débloque des fonctionnalités qu’on ne pouvait pas avoir sur le service gratuit, tout cela ne répond toujours pas à la question : comment ils ont fait ? Donc voilà ce que nous avons observé en réponse à cette question et voilà les learnings que les startups qui développent des applications doivent faire de ce fait.

#1 Répondre au besoin

Tout simplement l’application répond au premier principe marketing : le besoin. Une grande majorité des jeunes adultes et célibataires avaient ce besoin et sur le marché des applications aucune ne répondait vraiment à cela. Se joint à cela la difficulté de l’utilisation des autres applications sur le marché.

#2 User friendly, user experience

A mon avis Tinder s’inscrit dans le registe des meilleurs applications en terme d’expérience utilisateur, tout les éléments d’une excellente expérience utilisateur y sont. Il suffit de le tester pour se rendre compte et dire que c’est réellement une application très facile à manipuler. Principalement la grande majorité de ses utilisateurs savent l’utiliser dès la première utilisation. Ce qui répond directement à la question de l’engagement : une application facile à utiliser est sans aucun doute une application qui engage. Et surtout que le principe des swipes répond à la question du « keep it simple & stupide ».

#3 Réinventer un concept qui cartonnait dans le passé

Comme je l’ai déjà mentionné, Tinder n’est pas un concept nouveau mais c’est surtout un concept réinventé bien fait. Tinder est principalement comme « Hot or not » ou bien « Badoo » ou autres concepts qui existaient sur le marché mais leurs applications ont épuisés leur cycle de vie à cause d’un manque flagrant d’adaptation.

#4 Bien connaitre sa cible

Comme déjà cité, Tinder applique à merveille le concept de « stupide & simple », c’est parce que l’entreprise connait assez bien sa cible : des jeunes adultes et adolescents, qui utilisent des smartphones et qui veulent faire des expériences courtes mais efficaces. C’est leur avis ! 🙂

#5 Cibler les influenceurs

En premier lieu Tinder avait visait des gens qui ont une grande base sociale. Ils ont commencé comme Facebook l’avait fait à leurs débuts aux université avec des influcenceurs qui sont dans le «  greek system », et c’est aussi une contrainte qui vient de la nature même de Tinder, qui ne peut pas marcher sans la présence d’une certaine masse critique dans la région géographique visée.

#6 Le feedback positif est important sur le web

Tout le monde se demande pourquoi Facebook n’a pas de bouton « unlike » et principalement des « petites têtes » font beaucoup de spéculations sur le sujet. Ce genre d’application et aussi Tinder disposent souvent d’une équipe scientifique qui a fait des recherches dans ce sens. C’est quoi la relation avec l’expérience Tinder ? Sur Tinder aussi on ne sait jamais est-ce qu’une personne nous a rejeté. Dans ce sens, il faut apprendre et noter que Tinder ne nous vous fait jamais savoir si une personne (dans le swipe) vous a rejeté. Il n’informe que lorsqu’il y a un match. Il reste dans le feedback positif !

#7 La croissance organique, y a pas mieux

D’une manière générale quand on télécharge une application que l’on a vu chez un ami c’est mieux qu’une application qu’on a vu sur une publicité. Voilà pourquoi Tinder n’a jamais choisi de faire de la promotion  pour les installation primaires. Toutefois pour répondre à la question « What if ? », et bien oui ils l’ont fait en Turquie. Tinder avait essayé l’acquicition de membres avec de la publicité et ça n’a pas marché comme pour les membres organiques. Conclusion de ce point : les membres qu’on acquière d’une manière organique sont meilleurs que ceux que l’on recrute via la publicité, dans la mesure où les premiers sont plus engagés et vont nous aider à mieux améliorer nos produits et en parler autour d’eux plus naturellement.

#8 Local, Mobile, Social et tout le reste

Juste pour vous dire qu’il y a des principes que vous ne devez pas oublier, comme travailler sur du local surtout en terme de contenu. Le mobile qui est le présent et l’avenir, est sans aucun doute social.

#9 Un produit béton

L’algorithme de Tinder est un algorithme béton. Il faut bien le reconnaître qu’il fonctionne bien et génère beaucoup de réactions. Une tendance qui cartonne bien depuis deux ou trois années déjà.

#10 Gamifier votre application

L’algorithme de Tinder repose sur plusieurs points. Toutefois ils ne sont pas figés. C’est juste une réponse issue de quelques recherches :

  • Un score d’attractivité : je n’en suis pas si sûr mais il paraît que Tinder accorde un score d’attractivité à certaines personnes. Il est très important pour assurer un pourcentage minime d’interactions et de réactions.
  • Score d’activité : si vous êtes actifs vous êtes rémunéré ou gratifié.
  • Score de matches : plus vous avez de matchs plus vous remontez dans les résultats.

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En Conclusion

Cette expérience est une très bonne étude de cas surtout en termes de viralité organique. Et cela me rappelle une période où je bossais pour une plateforme qui voulait réalisé des choses comme ça. Malheureusement, les choses n’ont pas marchaient comme ça :-/ Mais je reste très optimiste sur le fait que les startups marocaines peuvent faire ça. Pas forcément dans le même domaine que Tinder mais dans d’autres.

Je tiens à signaler que tout ce qui est dit dans cet article n’est qu’une simple réflexion personnelle. J’attends vos réactions pour en discuter et échanger. Le débat est ouvert !

Mohamed Rahmo

Mohamed Rahmo est un marketeur de profession, un communiquant de formation, un amoureux de la culture et de l’art et qui trouve qu’il y a toujours des possibilités infinies dans le monde digital. Voilà pourquoi il s’investit régulièrement dans des démarches expérimentales mais toujours actionnistes. Après des recherches sur le Social Medias et sur la Gamification, il s’intéresse aujourd’hui de plus en plus à l’Internet Of Things, fasciné par la tendance mondiale du Making et du Coding. Féru de gaming, d’art et de culture en général, Mohamed Rahmo croit fermement que l’industrie créative peut sauver le Maroc.

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