The Rolling Notes
baromètre stagiaire

Le baromètre des stages, réalisé par Stagiaires.ma, est de retour !

 

La première plateforme gratuite de mise en relation entre étudiants et recruteurs, Stagiaires.ma, vient de dévoiler les résultats de la 3eme édition du baromètre du marché des stages au Maroc, premier du genre effectué dans le Royaume. Réalisée de concert avec le cabinet BMarketing, cette étude a été effectuée durant la période mai-juillet 2015 auprès d’un échantillon représentatif de 4.600 étudiants ayant effectué au moins un stage et de 520 recruteurs.

Le but reste toujours le même : faire une radioscopie du secteur des stages au Maroc (état des lieux et évolution) tout en analysant les enjeux qui y sont liés. L’édition 2015 comporte deux innovations majeures : l’intégration dans l’échantillon des étudiants ayant finalisé leur formation, ainsi que la prise en considération de la corrélation qui existe entre stage et employabilité des jeunes lauréats.

L’édition 2015 comporte une innovation majeure : la prise en considération de la corrélation qui existe entre stage et employabilité des jeunes lauréats. Il faut également noter que le creuset entre stages demandés et profils recherchés persiste.

Comme dans celles précédentes, la troisième édition du baromètre fait état d’un creuset toujours existant entre les types de stages demandés par les étudiants et les profils recherchés par les recruteurs.

Augmentation notable du taux de recrutement de stagiaires

Si en 2014 le taux des entreprises ayant fait recours aux stagiaires était de 41%, l’année 2015 aura été marquée par une hausse considérable dudit taux qui bondit à 62%, soit une augmentation notable de 21%. La courbe de recrutement de stagiaires va ainsi crescendo puisqu’elle était de 38% en 2013. Un chiffre qui est toutefois à relativiser par rapport au besoin exprimé par les entreprises à faire recours aux stagiaires (87% contre 91% en 2014).

Ce creuset est imputable aux difficultés à trouver des stagiaires auxquelles 87% des entreprises interrogées disent faire face. Il s’agit d’abord de la réactivité des écoles (92%), suivi de l’absence lors de l’entretien d’embauche (73%). Viennent ensuite la qualité des profils et la disponibilité des stagiaires avec respectivement 69% et 47%.

Pour leur part, les étudiants fustigent surtout le problème de la prise de contact avec le décideur (98%), le suivi de la candidature (63%), ainsi que la réactivité de l’entreprise (49%). Le choix de l’entreprise tout comme la validation de la problématique du stage sont également d’autres difficultés évoquées par les étudiants (respectivement 48% et 37%).

Sources de recrutement : Internet a le vent en poupe !

La 3eme édition du baromètre du marché des stages confirme la constante percée d’Internet qui se taille de plus en plus une part importante. Avec 55% en 2015 contre 43% en 2014, le taux d’entreprises ayant fait appel à des stagiaires par le biais des réseaux sociaux a connu une hausse non négligeable de 12%, tandis que les sites de stage et de recrutement s’accaparent 47%.

Force est de reconnaître cependant que la CVthèque interne reste l’outil prisé par les entreprises pour trouver des stagiaires. Avec 32% et 31% respectivement, les écoles et les réseaux personnels/professionnels sont aussi moyennement utilisés par les recruteurs.

Même tendance du côté des étudiants : les sites de stage, en dehors de l’école qui caracole en tête avec 64%, sont prisés par les demandeurs de stage à hauteur de 59%. S’en suivent les réseaux personnels/professionnels et les réseaux sociaux avec respectivement 44% et 38%.

La presse écrite reste toujours au bas du podium avec seulement 1% au moment où les candidatures spontanées représentent 32%.

Offre versus demande ou l’équation de l’inadéquation

Le baromètre révèle un écart entre les besoins et attentes des étudiants en matière de stage et ceux des recruteurs. Sur le registre des secteurs, les recruteurs recherchent surtout des commerciaux (57%), des profils en Production/Technique (28%), en Finance et Gestion (27%), en Informatique (25%).

En revanche, les étudiants recherchent des stages en Achats et Logistique (19%), Marketing et Communication (18%), Production/Technique (15%) et en Informatique (14%).

Sur le plan de la durée du stage, 29% des recruteurs interrogés souhaitent offrir des stages de longue durée (6 mois et plus) contre 3% seulement d’étudiants souhaitant effectuer un stage d’une telle durée. Pour les stages d’une durée comprise entre 3 et 6 mois, le creuset n’est pas très important : 51% pour les recruteurs contre 42% pour les étudiants.

Par sommation, le taux d’entreprises offrant des stages d’une durée de 3 mois et plus est de 80% contre 45% pour les étudiants recherchant des stages de la même durée.

En termes de période, le trimestre Avril-Juin enregistre le pic le plus important aussi bien du côté des managers que des étudiants : 90% pour les premiers et 42% pour les seconds.

Quand les entreprises offrent de plus en plus de primes

Selon des résultats du baromètre, les entreprises attribuent de plus en plus des primes de stage : 68% contre 42% pour l’année précédente. La plupart de ces indemnités ne dépassent pas 1.000 DHS (51%), contre 47% pour les primes dont le montant est compris entre 1.000 et 3.000 DHS. Les entreprises qui attribuent des primes dépassant les 3.000 DHS sont très minoritaires (seulement 2%).

Egalement, certains recruteurs offrent des avantages à leurs stagiaires. Ils sont en effet 12% des recruteurs interrogés qui affirment avoir octroyé des avantages en transport contre 9% pour la restauration et 3% seulement pour les chèques cadeaux.

Pour leur part, parmi les 48% d’étudiants qui déclarent avoir reçu des primes de stage, une écrasante majorité (95%) disent avoir perçu une prime de stage inférieure ou égale à 2000 DHS contre seulement 5% pour les primes dont le montant dépasse les 2.000 DHS. Pour les autres avantages, le transport arrive en tête avec 7% suivi de la restauration (4%) et des chèques cadeaux (1%)

Satisfaction, un bilan globalement mitigé

En matière de satisfaction, aussi bien du côté des recruteurs que des étudiants, le bilan est globalement mitigé. Par sommation, le taux de recruteurs dont la satisfaction tend vers le positif est de 51% contre 50% pour les étudiants. Concrètement, et par tendance, le taux de recruteurs satisfaits des connaissances théoriques des étudiants (60%), de leur sens de la communication (53%), de leur capacité d’organisation/d’autonomie (50%) et de leur esprit d’initiative (61%) tend généralement vers le positif. En revanche, en matière d’assiduité et de ponctualité, le taux de satisfaction des entreprises reste en dessous de la moyenne (39%).

Du côté des étudiants, la tendance est relativement identique. Les étudiants globalement satisfaits des moyens mis à leur disposition représentent 65%, contre 48% pour le critère «délégation et responsabilisation», 52% pour «l’autonomie et la marge de manœuvre» 74% pour la «prise en compte des recommandations».

Les indemnités de stage sont le critère où la satisfaction des étudiants tend vers le négatif avec 20% seulement d’étudiants globalement satisfaits.

Stage et employabilité des jeunes lauréats

La 3eme édition du baromètre des stages a permis de mieux situer la relation qui existe entre stage et employabilité des jeunes lauréats ayant fini leurs études. Ainsi, parmi les 37% des étudiants qui affirment avoir intégré le milieu professionnel, plus de la moitié (57%) ont été retenus juste après leur stage. Le taux des étudiants ayant été retenus après une durée de moins de 3 mois est de 22% contre 19% pour ceux ayant été embauchés 3 à 6 mois après leur formation. 2%, c’est le faible taux d’insertion des étudiants inactifs pendant une durée de plus de 6 mois. Constat : plus la période d’inactivité après l’obtention du diplôme est grande plus le risque de se retrouver au chômage est important.

Dans la même logique, plus le temps de stage est important, plus l’étudiant à des chances d’être embauché après son stage. Ainsi, l’écrasante majorité (93%) des stagiaires ayant intégré le monde professionnel ont effectué au moins 3 stages durant leurs cursus universitaires.

La spécialisation est également un élément qui booste l’employabilité des jeunes lauréats. En effet, en effectuant plusieurs stages dans un même domaine, l’étudiant augmente ses chances d’être recruté après sa formation. Ainsi, les étudiants qui ont occupé une seule fonction dans leurs différents stages représentent 67% de l’’ensemble des étudiants ayant intégré le monde professionnel à la suite de leur formation, tandis que pour ceux qui ont occupés plus de 5 fonctions les chances sont nulles (0%).

 

infographie baromètre stagiaire

Niama Essafir

Jeune diplômée en master E-logistique et titulaire d’une licence professionnelle en gestion de production en habillement, passionnée par l’art et la culture asiatique, fascinée par la psychologie, la spiritualité et les expériences d’épanouissement personnel, généreuse dans l’âme, j’adore me prêter également aux œuvres caritatives, ayant un penchant pour l’audiovisuel plus précisément la réalisation, la vidéo ainsi que la photographie.

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